Samedi 31 Juillet 2004
104 - CRISE IVOIRIENNE - SOMMET D'ACCRA III - COMMUNIQUE FINAL
1 . A l'invitation de Son Excellence Monsieur John Agyekum Kufuor, Président de la République du Ghana et Président en exercice de la CEDEAO, et de Son Excellence Monsieur Kofi ANNAN, Secrétaire Général des Nations Unies, les chefs d'Etat et de Gouvernement africains, ci-après, ainsi que leurs représentants dûment accrédités, ont rencontré à Accra, les 29 et 30 juillet 2004, Son Excellence Monsieur Laurent GBAGBO, Président de la République de Côte d'Ivoire, Son Excellence Monsieur Seydou Elimane DIARRA, Premier Ministre du Gouvernement de Réconciliation Nationale et les principales forces politiques ivoiriennes signataires de l'Accord le Linas Marcoussis, à savoir le FPI, le MJP, le MPCI. le MPIGO, le PDCI-RDA, le PIT, le MFA, le RDR, I'UDCY et l'UDPCI:
- Son Excellence Mathieu KÉRÉKOU
Président de la République du Bénin
- Son Excellence Blaise COMPAORE
Président du Faso, Chef du Gouvernement
- Son Excellence Denis Sassou NGUESSO
Président de la République du Congo
- Son Excellence Laurent GBAGBO
Président de la République de Côte d'Ivoire
- Son Excellence El Hadj Omar BONGO ONDIMBA
Président de la République Gabonaise
- Son Excellence John Agyekum KUFUOR
Président de la République du Ghana
Président en exercice de la CEDEAO
- Son Excellence Gyude BRYANT
Président du Gouvernement National de Transition du Liberia
- Son Excellence Amadou Toumani TOURE
Président de la République du Mali
- Son Excellence Mamadou TANJA
Président de la République du Niger.
Président en exercice de l'UEMOA
- Son Excellence Chief Olusegun OBASANJO
Président et Commandant en Chef des Forces Armées de la République Fédérale du Nigeria et Président en exercice de l'Union Africaine
- Son Excellence Ahmad Tejan KABBAH
Président de la République de Sierra Leone
- Son Excellence Thabo MBEKI
Président de la République de l'Afrique du Sud
- Son Excellence Gnassingbe EYADEMA
Président de la République Togolaise
- Son Excellence Fernando Da Piedade Dias Dos SANTOS
Premier Ministre de la République de l'Angola
- Son Excellence Cheikh Tidiane SY
Ministre d'Etat à la Présidence, représentant le Président de la République du Sénégal
- Son Excellence Momodou Kebba JALLOW
Haut Commissaire de la République de la Gambie au Ghana représentant le Président de la République de la Gambie
- Son Excellence El Hadj Mamadou Falilou BAH
Ambassadeur de la République de Guinée en République du Ghana représentant le Président de la République de Guinée
2. Les personnalités suivantes ont également participé à la rencontre
- Son Excellence Alpha Oumar KONARE
Président de la Commission de l'Union Africaine
- Son Excellence Dr. Mohamed Ibn CHAMBAS
Secrétaire Exécutif de la CEDEAO
3. Lors de la rencontre présidée par Son Excellence Monsieur John Agyekurn KUFUOR, les forces politiques ivoiriennes ont examiné les différents obstacles qui se posent à la mise en œuvre totale des accords de Linas-Marcoussis et d'Accra II. Elles ont formulé des propositions quant à la manière de surmonter ces obstacles et de parvenir à un consensus sur les questions clés auxquelles le processus de paix est confronté.
4.Les forces politiques ivoiriennes ont réitéré leur engagement aux principes et programmes du Gouvernement contenus dans les accords de Linas-Marcoussis et d'Accra Il. Elles ont aussi réaffirmé leur détermination à s'engager résolument dans la voie d'une application intégrale et inconditionnelle desdits accords.
5. En vue de remettre le processus de paix sur la bonne voie et d'assurer une mise en œuvre durable des dispositions de l'Accord de Linas-Marcoussis, les Forces politiques de Côte d'Ivoire ont convenu des mesures suivantes :
Critères d'éligibilité à la Présidence de la République (Art. 35 de la Constitution) et autres réformes législatives
6. En raison des graves menaces persistantes contre l'intégrité territoriale de la Côte d'Ivoire causées par la crise continue, le Président de la République doit faire valoir les pouvoirs que lui confère la Constitution, en vue de la mise en œuvre des dispositions de la section III sur l'éligibilité, du programme du Gouvernement de Réconciliation Nationale annexé à l'Accord de Linas-Marcoussis, pour Ia fin du mois de septembre 2004.
7. Comme indiqué à la réunion d'Addis Abéba du 6 juillet 2004, le Président de la République a convoqué, le 28 juillet 2004 une session extraordinaire de l'Assemblée Nationale pour procéder à l'adoption de toutes les réformes juridiques conformément à l'esprit et à la lettre de l'Accord de Linas-Marcoussis.
8. Les forces politiques ont réitéré leur engagement de garantir le soutien de leurs députés à l'Assemblée Nationale pour l'adoption de ces textes législatifs pour la fin août 2004 tel que stipulé dans l'Accord de Linas-Marcoussis.
Désarmement, Démobilisation, Réintégration (DUR)
9. Les parties se sont engagées à commencer le DDR au plus tard le 15 du mois d'octobre 2004. Le processus sera conduit sur la base d'un calendrier spécifique en conformité avec les dispositions pertinentes de l'Accord de Linas-Marcoussis et les décisions adoptées à cet effet à Grand-Bassam et à Yamoussoukro. Le processus de DDR concernera tous les groupes paramilitaires et de milices. Il a également été convenu de la restructuration des forces de défense et de sécurité conformément à la feuille de route élaborée et validée à Grand-Bassam.
10. Elles demandent au Premier Ministre et au Gouvernement de fixer un calendrier pour la restauration de l'Administration d'Etat et des services publics dans l'ensemble du pays.
Délégation de pouvoir au Premier ministre
11. Les Parties ont rappelé que dans sa lettre en date du 12 décembre 2003, le Président a notifié au Premier Ministre que la délégation de pouvoir qui lui est conférée au terme de l'article 53 de la Constitution lui permet de mettre en œuvre toutes les dispositions de l'Accord de Linas-Marcoussis jusqu'à la tenue des élections prévues en octobre 2005. A cet égard, le Président traduira les termes de sa lettre sous forme de décret qui précisera les domaines couverts par cette délégation de pouvoir conformément aux dispositions pertinentes de l'Accord de Linas-Marcoussis. Le Président de la République et le Premier Ministre se sont entendus sur un texte de décret de délégation de pouvoir et sur des mesures complémentaires adéquates.
Reprise des activités du Gouvernement de Réconciliation Nationale
12. Le Président de la République, le Premier Ministre et les forces politiques ivoiriennes ont convenu de l'urgence de reprendre les activités du Gouvernement de Réconciliation Nationale en vue de lui permettre de jouer son rôle vital pour un retour à un ordre normal dans le pays et d'assurer une mise en œuvre durable de l'Accord de Linas-Marcoussis. Ils ont également convenu de convoquer une réunion du Conseil des Ministres une semaine après la signature de cet accord.
Droits de l'Homme
13. Les parties ivoiriennes reconnaissant que la restauration d'une paix et d'une stabilité durables exige le respect des droits de l'Homme et de l'Etat de Droit. A cet effet, elles ont convenu de coopérer pleinement avec la Commission Internationale d'Enquête qui a été mise en place conformément à l'Accord de Linas-Marcoussis pour enquêter sur les violations des droits de l'Homme commises en Côte d'Ivoire depuis le début de la crise, le 19 septembre 2002.
14. Elles ont également convenu que la Commission Nationale des Droits de l'Homme telle que prévue par l'Accord de Linas-Marcoussis soit créée et commence ses travaux sans délai.
Groupe de suivi
15. Les parties sont convenues de mettre sur pied un groupe de suivi tripartite comprenant les représentants en Côte d'Ivoire, de la CEDEAO, de l'Union Africaine et de l'Opération des Nations Unies. Le groupe de suivi fera des rapports tous les 15 jours sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l'Accord d'Accra III, au Président en exercice de la CEDEAO, au Président de la Commission de l'Union Africaine et au Secrétaire Général des Nations Unies.
Motion de remerciements
16. Les parties ont exprimé leur profonde gratitude au Président John Agyekum KUFUOR, Président en exercice de la CEDEAO et au Secrétaire Général des Nations Unies, ainsi qu'à tous les Chefs d'Etat et autres dignitaires participant à la réunion pour leurs efforts inlassables dans la recherche de la paix en Côte d'Ivoire et pour leurs sages conseils et avis qui ont permis aux parties de parvenir au présent Accord.
17. Tous les participants ont exprimé leur profonde gratitude à Son Excellence Monsieur John Agyekum KUFUOR, Président de la République du Ghana, au Gouvernement et au peuple ghanéens pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité généreuse qu'ils leur ont réservés et qui ont contribué à la tenue des négociations dans un climat d'ouverture et d'entente mutuelle.
Source : Nouvelles du Sommet
Mercredi 21 Juillet 2004
103 - Les Ministres des Affaires Étrangères de Côte d’Ivoire de 1960 à 2004
Félix Houphouët-Boigny
“ Cerveau politique de premier ordre, de plain-pied avec toutes les questions qui concernent non seulement son pays, mais aussi l’Afrique et le monde entier, ayant chez lui une autorité exceptionnelle. Et au dehors, une indiscutable influence, et les employant à servir la cause de la raison ”.
Ainsi, écrivait Le Général de Gaulle, dans ses mémoires, à propos de Félix Houphouët-Boigny. Le premier Président de la République de Côte d’Ivoire, élu au suffrage universel le 27 novembre 1960. Après la proclamation, le 7 août de la même année, de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. Coïncidence malheureuse. Celui qui aura marqué de son empreinte politique la Côte d’Ivoire moderne, l’Afrique et le monde va tirer sa révérence le… 7 août 1993. Après avoir été reconduit dans ses fonctions lors des présidentielles successives. La carrière politique de Félix Houphouët-Boigny se dessine en 1944. Cette année-là, il crée le Syndicat agricole africain, le premier organisme autonome d’Afrique noire. Pour soustraire les petits planteurs de l’exploitation de l’administration et du secteur privé européens. Abandonnant, de facto, sa carrière médicale pour “ se consacrer totalement à l’action politique ”.
L’ancien ministre d’Etat français, de juin à novembre 1957, puis ministre de la Santé Publique jusqu’en mai 1958, est né le 18 octobre 1905 à Yamoussoukro, au centre de la Côte d’Ivoire. Il était de l’ethnie Baoulé. Après des études à l’Ecole Supérieure de Bingerville et à l’Ecole William Ponty, à Gorée, au Sénégal, Félix Houphouët-Boigny sort major de sa promotion à l’Ecole de médecine de Dakar.
Les services de santé de l’administration de l’Afrique occidentale française bénéficieront de sa disponibilité et de son amour au travail de 1925 à 1940. Des obligations familiales ont failli mettre un terme à ce parcours médical. En 1932, Houphouët-Boigny est désigné pour être chef de canton. Il se désiste en faveur de son jeune frère à la tête de la chefferie. Mais, huit ans plus tard, il n’y échappe pas suite à la mort de ce dernier. L’auteur de la “ Loi Houphouët-Boigny ” pour l’abolition du travail forcé postule, en 1945, à un poste de député à la première Assemblée constituante française. Malgré la violente opposition de l’administration coloniale. Une année après, sous son initiative et sa présidence, a lieu à Bamako le Congrès constitutif du Rassemblement Démocratique Africain (RDA). Il sera élu président de ce parti et du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI). Conseiller général de Côte d’Ivoire de 1946 à 1952, Houphouët-Boigny sera élu en 1947 au Grand Conseil de l’Afrique occidentale française (AOF). Il en deviendra le Président de mai 1957 à mai 1958. L’ascension politique du futur Premier ministre de Côte d’Ivoire (30 avril 1959) connaîtra un virage décisif en février 1949. Au cours d’une réunion publique à Treichville, un quartier d’Abidjan, des incidents ont lieu faisant de nombreux morts et blessés. Un mandat d’arrêt est lancé contre Félix Houphouët-Boigny. Il évite un piège à Yamoussoukro. Mais, plusieurs de ses amis, tombés dans l’escarcelle de l’administration coloniale, seront jugés et condamnés. En France où il se retrouve en 1951, le ministre délégué à la Présidence du Conseil (du 1er février 1956 au 13 juin 1957) trouve un nouvel appui politique : l’Union Démocratique et socialiste de la Résistance de René Pleven et François Mitterand. Houphouët se désolidarise de son allié, le Parti Communiste français et adhère au parti de François Mitterand. Après la grande victoire du R.D.A aux élections législatives de 1956, il “ accepte de participer au gouvernement français ”. Félix Houphouët-Boigny prendra une part active dans la mise au point de la Loi-cadre sur l’autonomie interne des territoires français d’Afrique. L’arrivée au pouvoir du Général de Gaulle marque une nouvelle ère pour l’Afrique. Houphouët, ministre d’Etat qui participera à l’élaboration de la Constitution de la Vème République, remettra sa démission du poste de ministre de la République française le 8 janvier 1959. Pour conduire son pays à l’indépendance.
Siméon Aké
Premier Conseiller près la Mission de Côte d’Ivoire, auprès des Nations unies à New York de mars 1961 à mars 1963.
C’est par cette nomination que Feu Siméon Aké, né le 4 janvier 1932 à Bingerville, fait son entrée dans l’univers diplomatique ivoirien. Après avoir servi en qualité de chef de cabinet au ministère de la Fonction publique de 1959 à 1961. Ses études de Droit à l’Université de Dakar, au Sénégal, sanctionnées par une licence obtenue en 1957, puis un diplôme d’Etudes Supérieures de Droit Public un an après, à la Faculté de Droit et des Sciences Economiques de l’Université de Grenoble (Isère, France) le prédestinaient à cette carrière. Elle sera riche en enseignements, sous la houlette de Félix Houphouët-Boigny. Siméon Aké a eu un privilège : faire pratiquement toute sa carrière dans les méandres de l’Organisation des Nations-unies à New York. Un passage tout de même à Londres d’avril 1964 à août 1966. En qualité d’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire près les Royaumes de Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord, de Suède, du Danemark et de la Norvège, avec résidence à Londres. Par la suite, il aura passé 11 ans aux Nations-unies (de septembre 1966 au 20 juillet 1977). Siméon Aké sera Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire, Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès de l’Organisation des Nations-unies à New-York. En cette qualité, il a été successivement élu vice-président du Conseil du Programme des Nations-unies pour le Développement, Vice-Président du Conseil Economique et Social des Nations unies, Président de la Commission de visite des Nations unies au Sahara Occidental et Président du Conseil économique et social des Nations unies. Un retour au pays pour assurer les fonctions de ministre des Affaires Etrangères du 20 juillet 1977 au 30 novembre 1990. Et revoilà Siméon Aké en République Fédérale d’Allemagne et au Saint-Siège, au Vatican. Membre du Comité directeur du Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), il deviendra membre du bureau politique du même parti. Siméon Aké, ministre des Affaires Etrangères du 20 juillet 1977à novembre 1990, est détenteur de plusieurs distinctions étrangères.
Amara Essy
Les Nations unies, S.E.M. Essy Amara les a pratiquées. Président du Groupe des 77 de Genève en janvier 1997, il assumera les fonctions de Vice-Président de la Première Commission de l’Assemblée Générale des Nations unies (questions politiques et désarmements), puis, au même poste, il s’occupera des questions économiques et financières. Avant de présider le Conseil de Sécurité et la 49ème Session de l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations unies du 20 septembre 1994 au 20 septembre 1995. S.E.M. Essy Amara a participé à plusieurs conférences internationales qui ont regroupé ministres et chefs d’Etat et de gouvernement de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA). Tout comme celles de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest. Titulaire d’une licence en Droit Public, d’un diplôme d’Etudes Supérieures de Droit Public et d’un diplôme de la Dotation Carnégie pour la paix internationale (Diplomatie), S.E.M. Essy Amara a été nommé ministre des Affaires Etrangères en novembre 1990.
M’Boua Christhophe Valentino
Ministre des Affaires Etrangères après avoir été Conseiller aux Ambassades de Côte d’Ivoire à Paris, Moscou, Tunis et Ottawa, S.E.M. M’boua Christophe Valentino, né le 7 avril 1942 à Addah (Jacqueville), est diplômé en maîtrise de Droit international et de 5 certificats de Doctorat à l’Institut universitaire des Hautes Etudes internationales de l’Université de Genève. Depuis 1997, il est chef du Comité de suivi de la Coordination de la politique de coopération au secrétariat général du ministère d’Etat, ministère des Affaires Etrangères.
Gomis Providence Charles
Ambassadeur Extraordinaire et Pléni-potentiaire de la République de Côte d’Ivoire près la République Fédérative du Brésil, en février 1978, puis près les Etats unis et le Mexique avec résidence à Washington, S.E.M. Gomis Providence Charles est nommé ministre des Relations Extérieures le 10 mars 2000. Il est né le 5 février 1941 à Grand-Bassam et est titulaire du Baccalauréat série philosophie. S.E.M. Gomis décrochera un Bachelor of Arts (licence de sciences politiques) UCLA, un master of Arts (Diplôme d’études supérieures de Lettres UCLA, un certificat de stage en Diplômatie de la Carnégie School of Advanced International Studies-Washington D.C (USA) et un certificat de stage de l’Institut de développement économique de la Banque Mondiale-Washington DC (USA). Un ensemble de connaissances en économie qui aura permis à M. Gomis d’être chef de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances et administrateur de société de 1967 à 1973 et trois années plus tard, président du Conseil de la Bourse des Valeurs.
Sangaré Abou Drahamane
Docteur en Droit Public à la Faculté de Droit de l’Université d’Abidjan, Docteur en Droit à l’Institut du Droit de la Paix et du Développement (IDPD) de Nice, diplômes d’Etudes Supérieures de Droit Public et Approfondies de Science Politique, M. Sangaré Abou Drahamane est nommé ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères le 27 octobre 2000. Maître-Assistant à la Faculté de Droit de l’Université d’Abidjan, il connut les affres de la vie de journaliste. Directeur de publication de “La Voie”, il est emprisonné à la Maison d’arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA) d’avril à décembre 1994. Pour “incitation à la violence” en tant que directeur de publication, suite à un article de presse : “ L’équilibre de la terreur ”, paru dans “La Voie”. Secrétaire général, porte-parole du Front Populaire Ivoirien, M. Sangaré Abou Drahamane est né le 9 mars à M’bahiakro.
Bamba Mamadou
Ministre d’Etat, ministre des Affaires Etrangères depuis le 13 mars 2003, date de la formation du présent Gouvernement de Réconciliation nationale, S.E.M. Bamba Mamadou assurait les fonctions de ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme administrative.
Député à l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, il est membre de la Délégation du Parlement ivoirien à la session de l’ONU (Conseil de Sécurité) en 1989. Titulaire d’une maîtrise en Economie Publique, S.E.M. Bamba Mamadou a obtenu un DEA en Monnaie et Finances à l’Université Clermont-Ferrand, puis un Doctorat en Monnaie, Finances et Croissance à l’Université Paris X.
Il est médaillé de l’Etat du Nebraska et de Nasheville (Etats-Unis d’Amérique)
Source : Ministère d’Etat, ministère des Affaires étrangères (Fraternité Matin du 21 Juillet 2004)